La 5G : un gâchis énergétique. Interview de Nicolas Bérard, auteur de « 5G, mon amour, enquête sur la face cachée des réseaux mobiles » par Rémi-Kenzo Pagès

Par Caroline LEMAIRE, le 11 juillet 2020

Plus qu’une suite de la 4G, la cinquième génération de réseaux mobiles représente un saut technologique permettant la connexion des objets et l’avènement des voitures autonomes.

La 5G génèrera une pollution électromagnétique sans précédent ainsi qu’un accroissement de notre consommation d’énergie, c’est pourquoi, en tant qu’association dédiée à la protection de l’environnement, nous ne pouvons éluder ce sujet.

La pollution de l’espace générée par les satellites est également une de nos préoccupations : déjà détériorée par la pollution lumineuse, que restera t’il de la beauté du ciel nocturne, patrimoine commun de l’Humanité ?

L’impact sur le Vivant de ce projet à échelle planétaire nous interpelle, dans un contexte où des milliers d’études sur la nocivité des champs électromagnétiques artificiels existent.

Plus spécifiquement, une étude tant à démontrer une nuisance de certaines des fréquences de la 5G sur la vie des insectes (voir notre article : https://apebs60.fr/2020/06/27/la-5g-fait-chauffer-les-antennes-des-insectes-lalerte-de-lorganisation-suisse-pro-natura/)

Par ailleurs, l’ANSES elle-même souligne un manque d’études scientifiques sur les effets de cette nouvelle génération de réseau mobile sur la santé humaine.

Aussi, quel devenir pour les personnes électro hypersensibles sur un territoire où il n’y aura plus une seule zone blanche ?

N.B. L’APEBS60 est neutre d’un point de vue politique et religieux : nous ne soutenons aucun parti et nous n’en fustigeons aucun. Néanmoins, certaines décisions d’ordre politique ont des répercussions sur l’environnement, donc il est important de les évoquer tout en restant factuel.

Les chiffres à retenir issus de cette vidéo :

  • La 5G doit multiplier les débits par 10, permettre la connexion des objets et le développement des voitures autonomes.
  • C’est une technologie très énergivore. On parle de 3 fois plus d’électricité consommée que la 4G. Une augmentation de la consommation électrique nationale de l’ordre de 2% est projetée.
  • Il y aura 200 fois plus d’antennes avec la 5G puisque c’est un réseau qui doit connecter l’ensemble des objets
  • Une étude de McKinsey, corroborée par les mesures de l’association d’opérateurs GSMA, calcule une augmentation des coûts de réseau des opérateurs de 60 à 300%.

Pour aller plus loin :

Appel des scientifiques contre la 5G :

L’APEBS60 est signataire de cet appel qui débute ainsi :

« Nous soussignés, médecins, scientifiques, membres d’organisations environnementales et citoyens de plusieurs pays, demandons urgemment l’arrêt du déploiement du réseau sans fil de 5G (cinquième génération de téléphonie mobile), y compris depuis les satellites spatiaux. En effet, la 5G entraînera une augmentation considérable de l’exposition au rayonnement de radiofréquence, qui s’ajoutera au rayonnement induit par les réseaux de télécommunications 2G, 3G et 4G déjà en place.Or on a déjà la preuve des effets nocifs du rayonnement de radiofréquence pour les êtres humains et l’environnement. Le déploiement de la 5G revient à mener des expériences sur les êtres humains et l’environnement, ce qui est considéré comme un crime en vertu du droit international. »

https://www.5gspaceappeal.org/

Ondes et santé : qui a peur de la recherche indépendante ? Voir communiqué de presse du 2 octobre 2018 de Priartem

« La suppression de la taxe parafiscale dédiée au financement des mesures des niveaux d’expositions et à celui des recherches sur les radiofréquences, serait selon nos informations, inscrite dans le projet de loi de Finances qui doit être débattu à l’Assemblée Nationale dans les semaines qui viennent. Si cette suppression est actée, il s’agira d’un cadeau de plus fait aux opérateurs après celui lié au renouvellement de leur licence (accord Gouvernement/ARCEP/Opérateurs) et il s’agira « en même temps » d’un très mauvais coup porté au dossier « ondes et santé ». Cette taxe parafiscale a été créée en 2010, suite au Grenelle des ondes qui avait conclu qu’il fallait instituer un sas vertueux entre le pilotage des mesures d’exposition, d’une part, des orientations de recherche, d’autre part, et leur financement par les opérateurs. C’est ainsi que la gestion d’une partie du fond perçu, celle dédiée aux mesures, a été attribuée à l’ANFR, l’ANSES récupérant la partie dédiée à la recherche. Il faut ajouter que les montants fixés, – 7 millions d’euros à la création de la taxe – constituaient, pour les opérateurs une contribution très modique mais ils répondaient, fort justement, au principe du « pollueur/payeur » auquel PRIARTEM est très attachée. Malgré ce caractère modique au regard des chiffres d’affaires des opérateurs, cette taxe a permis, depuis sa création, que ni les campagnes de mesures, ni les appels à projets de recherche ne soient freinés par des limites financières trop drastiques. »

https://www.priartem.fr/Communique-Ondes-et-sante-qui-a.html

Etudes de la NTP (en anglais)

https://ntp.niehs.nih.gov/whatwestudy/topics/cellphones/index.html

L’ANSES et la 5G :

https://www.anses.fr/fr/content/la-technologie-5g

« Le travail d’identification des publications a mis en évidence un manque important, voire une absence de données relatives aux effets biologiques et sanitaires potentiels dans les bandes de fréquences considérées. De plus, les données de la recherche sur les fréquences les plus élevées entre 20 et 60 GHz, sont encore peu nombreuses. L’expertise consistera ainsi à étudier la possibilité d’extrapoler les résultats des travaux antérieurs sur les risques des diverses technologies (3G, 4G, wifi, scanner corporel) et les données de la littérature scientifique disponibles, pour les appliquer aux innovations de la 5G.

Etant donné qu’il s’agit d’une nouvelle technologie en cours de développement, l’évaluation des risques est conditionnée par l’acquisition des données techniques sur les différentes technologies déployées. Ainsi, l’Anses souligne la nécessité d’obtenir le maximum d’informations de la part des industriels impliqués afin d’estimer au mieux les scénarios d’exposition et d’anticiper les éventuels risques pour les populations. »

Jean Marc JANCOVICI : faut-il faire la 5G ?

Ordonnance 25 mars 2020

Loi Elan et antennes relais

Loi ELAN et décret du 10 décembre 2018 : un nouvel assouplissement des contraintes applicables aux antennes relais

https://www.actu-environnement.com/ae/news/loi-Elan-antennes-relais-2022-32506.php4

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