Pollution de l’eau potable de la commune de Senlis aux hydrocarbures et au 2.6 dichlobenzamide (métabolite de pesticides)

Une enquête publique relative à la déclaration d’enquête publique pour les périmètres de protection du captage de Bonsecours 1 est en cours et s’achèvera le 12 novembre.

Vous pouvez consulter le dossier comprenant notamment le rapport de l’hydrogéologue et l’avis de l’ARS en ligne. Vous pouvez également déposer vos observations sur un registre dématérialisé.

Lien :

https://www.registredemat.fr/dup-captage-bonsecours1/liste-observations-page-1

Vous trouverez ci-dessous

  • les observations rédigées au nom de l’Association APEBS60
  • les observations rédigées au nom du ROSO (à télécharger)
  • le rapport très pertinent et détaillé de M. Paoli à télécharger :

Nos observations :

« Monsieur le Commissaire-Enquêteur,

N’ayant malheureusement pas eu la possibilité de vous rencontrer en raison des mesures restrictives mises en place sur le territoire national, je vous présente mes observations via ce registre dématérialisé.

Selon le rapport de l’hydrogéologue,
des traces d’hydrocarbure ainsi qu’un métabolite de pesticides le 2.6 dichlobenzamide ont été retrouvées dans l’eau potable de Senlis, au niveau du captage de Bonsecours 1.

Valeurs mesurées au dessus de la limite vues dans le rapport de l’hydrogéologue :
– tétra+tichloroéthylène (46.03 µg/L -limite à 10µg/L)
– agents de surfaces (0.5µg/L à la limite)
– 2.6 dichlorobenzamide (0.11 limite fixée à 0.1)

Cette pollution n’est pas nouvelle puisqu’en 2014, il avait fallu procéder à un assainissement de l’eau avec du charbon actif.

Selon le dossier, l’origine de la pollution n’est cependant toujours pas connue :
pour quelles raisons ? Obstacle technique ? Défaut d’investigation ?

Le dossier indique aussi que le projet ne supprimera pas la pollution mais la limitera, ce qui est plutôt inquiétant : trouver et remédier à la source de pollution aux hydrocarbures n’est-elle pas une mesure complémentaire indispensable ?

Quant aux résidus de pesticides, ne peut-on pas contraindre ou du moins inciter l’agriculteur à passer à un mode de culture biologique ? D’autant plus que la loi exige que l’alimentation dans les cantines scolaires soit composée de produits issus de l’agriculture biologique, locale. Cette pollution n’est elle pas l’occasion de prendre pour exemple la commune de Mouans-Sartoux ou de Grande-Synthe ?

Par ailleurs, la zone dénommée « les Portes de Senlis » a connu une urbanisation récente avec la construction d’un méthaniseur, d’un entrepôt Amazon et prochainement l’élargissement du carrefour de la faisanderie. Tous ces projets se situent dans la zone de capatage en eau potable de la Nonette et auraient également des impacts sur la qualité de l’eau potable. Ne va-t-on pas vers de nouveaux risques sanitaires avec de telles installations ? A quelle fréquences les analyses de la qualité de l’eau seront faites ? Pourquoi n’y a t-il pas d’analyse microbienne de l’eau alors qu’un méthaniseur se situe sur le territoire de la commune ? Pourquoi n’y a t-il pas en amont des mesures préventives plus strictes imposées aux entreprises (et aux agriculteurs) ?

En vous remerciant pour l’attention que vous porterez à ces remarques, je vous prie d’agréer, Monsieur le Commissaire Enquêteur, l’expression de mes salutations respectueuses. »

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